Gichin Funakoshi, le père du karaté moderne

Né à Shuri, Gichin Funakoshi (1868-1957) s'initia très tôt à la pratique du karaté-do. En effet, de constitution naturelle fragile, ses parents lui firent étudier le Karaté dès l'âge de 11 ans, pour surmonter ses handicaps. Sa santé s'améliora notablement et il décida de s'investir dans l'art pour atteindre une véritable maîtrise.

Maître Azato l'accepte comme disciple et le forme selon l'esprit traditionnel de la pratique. Il rencontre ensuite Maître Itosu, ami d'Azato, à qui il doit sa richesse technique. Il fut donc formé par les deux plus grands maîtres de l'époque. Il importe le Karaté au Japon pour la première fois en 1917. Il y retourne en 1922 sur invitation de Jigoro Kano (fondateur du Judo) : le succès fut tel qu'il décida de rester à Tokyo pour enseigner son art. Il ne retournera jamais à Okinawa.

Vers 1930, il commença à utiliser l'idéogramme "kara" signifiant "vide", à la place de "kara" signifiant "chinois". Puis, il ajouta le suffixe "Do" (voie, chemin). Ainsi naquit le Karaté-do, "la voie de la main vide". En 1936, il ouvrit son propre Dojo, le "Shotokan" (Shoto, son nom d'écrivain, et Kan, maison). Ainsi est né le style Karaté-Do Shotokan, du nom du Dojo où enseignait maître Funakoshi.

Yoshitaka, son fils et successeur, poursuivit la recherche que Gichin cessa vers l'âge de 70 ans. Il introduisit des nouvelles techniques comme le yoko-geri, le mawashi-geri ou le ushiro-geri, mais aussi des positions plus basses et des attaques plus longues et plus puissantes. Il développa également les kumités et orienta le Karaté vers une pratique plus sportive. En 1945, sa santé se dégrade, Yoshitaka est hospitalisé et meurt de la tuberculose.

En 1949, Funakoshi est nommé chef instructeur de la JKA (Japan Karate Association). Avant de s'éteindre en 1957, à l'âge de 89 ans, il forma de nombreux élèves, au travers notamment de 19 katas. D'autres katas furent enseignés par des maîtres d'Okinawa, amis du Sensei, venus au Japon pour organiser des séminaires.

Le Tora No Maki, ("rouleau de tigre") a été peint par Hoan Kosugi, grand artiste japonais, pour illustrer la couverture de "Karate-Do Kyohan", premier livre de Maître Funakoshi, et véritable bible du Karaté. Le tigre, alliant force et courage, est devenu le symbole du Karaté Shotokan-Ryu ("Ryu" signifiant "école").
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